Le Navire ne s'arrête jamais

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Notre toute première croisière : Juin 2012, à bord du Carnival Victory

 

Nous nous souvenons encore de ce mois de juin 2012.

Nous étions fébriles, excités comme des enfants avant Noël. Une première fois a toujours quelque chose de magique… et cette fois-là, elle allait marquer un tournant dans notre façon de voyager.

 

L’avant-goût du départ : une nuit à San Juan

Nous avions décidé d’arriver la veille de l’embarquement, afin d’éviter le stress d’un vol le jour même.

Nous avons passé la nuit à l’hôtel Verdanza, situé à Isla Verde, non loin de la plage.

Le lendemain matin, le cœur battant, nous avons pris notre transfert vers le port.

C’est à ce moment précis, en arrivant près du terminal de croisière, que nous avons aperçu pour la première fois le Carnival Victory de chez Carnival Cruise Line.

 

Nous étions littéralement impressionnés par sa taille. Avec le recul, ce navire serait considéré comme “petit” comparé aux géants d’aujourd’hui, mais en 2012, pour nous, il avait tout d’une véritable ville flottante. Ce premier regard a suffi à faire monter l’excitation et l’impatience.

 

Embarquement : la découverte d’un nouveau monde

Une fois les formalités passées, nous avons franchi la passerelle. Et là, tout s’est accéléré.

Nous nous sommes retrouvés dans le grand atrium, immense, baigné de lumière, surplombé d’ascenseurs en verre. Nous étions éblouis, mais aussi complètement perdus.

Chaque couloir semblait infini, chaque escalier menait à un nouveau lieu. Heureusement, des membres d’équipage, souriants et bienveillants, étaient partout. Ils nous ont guidés, aidés à trouver nos repères. Et déjà, nous sentions cette chaleur humaine propre aux croisières, ce sentiment d’être attendus, accueillis.

 

La cabine : une agréable surprise

Pour cette première croisière, nous avions choisi une cabine avec vue mer.

Nous nous attendions à un espace réduit, étroit, presque minimaliste. Et pourtant… quelle surprise en ouvrant la porte !

La cabine était bien plus grande que ce que nous pensions.

En plus du lit king-size, nous avions un coin canapé avec une petite table basse, de nombreux rangements astucieux, et une salle de bain spacieuse, plus confortable que dans certains hôtels à terre...

Mais le véritable luxe, c’était ce sabord donnant sur la mer (et non, ce n’était pas un hublot !). Chaque matin, ouvrir les yeux sur l’océan infini fut une sensation indescriptible. Ce fut sans doute l’une des plus belles découvertes de ce premier voyage : s’endormir et se réveiller avec la mer comme décor.

 

Les escales : six étapes, six émerveillements

 

Saint-Thomas

Première escale, première aventure. Un taxi, et nous voilà à Coki Point Beach.

C’est ici que nous avons vécu notre toute première baignade dans la mer des Caraïbes. Le moment restera à jamais gravé dans nos mémoires : l’eau d’un turquoise éclatant, la douceur du sable, et surtout… tous ces poissons colorés qui nageaient autour de nous, visibles à l’œil nu, sans masque ni tuba.

Un baptême des Caraïbes magique, inoubliable, qui symbolise à lui seul tout ce que nous allions aimer dans les croisières.

 

La Barbade

Un matin inoubliable : plonger en sous-marin avec Atlantis Submarines Barbados.

Voir les fonds marins défiler derrière les hublots, comme dans un rêve éveillé. L’après-midi ? Retour aux plaisirs simples : la plage, le soleil, et l’impression de vivre une journée parfaite.

 

Sainte-Lucie

Un coup de cœur absolu.

Nous avions réservé un tour avec Cosol Tours, et ce fut une journée riche et authentique. Panoramas volcaniques, villages, plantations… et ce repas typique partagé avec d’autres voyageurs. C’était plus qu’une excursion : c’était une rencontre avec une île vivante et chaleureuse.

 

Saint-Kitts

Ici, nous avons improvisé. Pas de plan précis, juste un taxi et une envie de découvrir .Notre chauffeuse s’est révélée incroyable de gentillesse : elle s’est arrêtée pour nous offrir une pause photo inoubliable.

Face à nous, un spectacle unique : l’endroit où la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique ne sont séparés que par un mince bras de terre. Voir ces deux immensités se frôler ainsi fut un moment fort, presque irréel. Puis direction la plage, pour une journée simple mais mémorable.

 

Saint-Martin

Dernière escale, comme un bouquet final.

Un tour organisé nous a emmenés à travers les deux visages de l’île : la partie française et la partie néerlandaise. Et pour clore la journée, un après-midi de détente sur la plage de Great Bay. Le sable, la mer, et cette douce mélancolie de la fin d’un voyage.

Puis vint le retour à San Juan, les valises pleines de souvenirs et le cœur encore plus.

 

La vie à bord : un spectacle permanent

Mais les escales n’étaient qu’une partie de l’aventure. À bord, chaque journée était une fête. Les soirées se terminaient par des spectacles dignes de Broadway, éblouissants d’énergie et de créativité.

L’équipe d’animation, la Fun Squad, ne s’arrêtait jamais : jeux, danse, musique, activités en tout genre.

Et que dire de la nourriture…Une diversité incroyable, du matin au soir. Buffets, plats raffinés, découvertes culinaires : impossible de s’ennuyer. Nous avions l’impression d’être dans un monde où chaque instant était pensé pour surprendre et émerveiller.

 

Et après ?

Au départ, nous pensions que ce serait notre seule croisière. Une parenthèse, une expérience unique à vivre une fois.

Mais dès notre retour à la maison, une question revenait sans cesse : “Quand repartons-nous ?

Cette première croisière a été le point de départ d’une passion. Une passion qui, depuis, nous a conduits à multiplier les voyages en mer, à découvrir d’autres navires, d’autres horizons… et qui continue de nous faire rêver à chaque nouvel embarquement.

 

Ulrich & Sidara

Sommaire

Notre toute première croisière : Juin 2012, à bord du Carnival Victory

 

Nous nous souvenons encore de ce mois de juin 2012.

Nous étions fébriles, excités comme des enfants avant Noël. Une première fois a toujours quelque chose de magique… et cette fois-là, elle allait marquer un tournant dans notre façon de voyager.

 

L’avant-goût du départ : une nuit à San Juan

Nous avions décidé d’arriver la veille de l’embarquement, afin d’éviter le stress d’un vol le jour même.

Nous avons passé la nuit à l’hôtel Verdanza, situé à Isla Verde, non loin de la plage.

Le lendemain matin, le cœur battant, nous avons pris notre transfert vers le port.

C’est à ce moment précis, en arrivant près du terminal de croisière, que nous avons aperçu pour la première fois le Carnival Victory de chez Carnival Cruise Line.

 

Nous étions littéralement impressionnés par sa taille. Avec le recul, ce navire serait considéré comme “petit” comparé aux géants d’aujourd’hui, mais en 2012, pour nous, il avait tout d’une véritable ville flottante. Ce premier regard a suffi à faire monter l’excitation et l’impatience.

 

Embarquement : la découverte d’un nouveau monde

Une fois les formalités passées, nous avons franchi la passerelle. Et là, tout s’est accéléré.

Nous nous sommes retrouvés dans le grand atrium, immense, baigné de lumière, surplombé d’ascenseurs en verre. Nous étions éblouis, mais aussi complètement perdus.

Chaque couloir semblait infini, chaque escalier menait à un nouveau lieu. Heureusement, des membres d’équipage, souriants et bienveillants, étaient partout. Ils nous ont guidés, aidés à trouver nos repères. Et déjà, nous sentions cette chaleur humaine propre aux croisières, ce sentiment d’être attendus, accueillis.

 

La cabine : une agréable surprise

Pour cette première croisière, nous avions choisi une cabine avec vue mer.

Nous nous attendions à un espace réduit, étroit, presque minimaliste. Et pourtant… quelle surprise en ouvrant la porte !

La cabine était bien plus grande que ce que nous pensions.

En plus du lit king-size, nous avions un coin canapé avec une petite table basse, de nombreux rangements astucieux, et une salle de bain spacieuse, plus confortable que dans certains hôtels à terre...

Mais le véritable luxe, c’était ce sabord donnant sur la mer (et non, ce n’était pas un hublot !). Chaque matin, ouvrir les yeux sur l’océan infini fut une sensation indescriptible. Ce fut sans doute l’une des plus belles découvertes de ce premier voyage : s’endormir et se réveiller avec la mer comme décor.

 

Les escales : six étapes, six émerveillements

 

Saint-Thomas

Première escale, première aventure. Un taxi, et nous voilà à Coki Point Beach.

C’est ici que nous avons vécu notre toute première baignade dans la mer des Caraïbes. Le moment restera à jamais gravé dans nos mémoires : l’eau d’un turquoise éclatant, la douceur du sable, et surtout… tous ces poissons colorés qui nageaient autour de nous, visibles à l’œil nu, sans masque ni tuba.

Un baptême des Caraïbes magique, inoubliable, qui symbolise à lui seul tout ce que nous allions aimer dans les croisières.

 

La Barbade

Un matin inoubliable : plonger en sous-marin avec Atlantis Submarines Barbados.

Voir les fonds marins défiler derrière les hublots, comme dans un rêve éveillé. L’après-midi ? Retour aux plaisirs simples : la plage, le soleil, et l’impression de vivre une journée parfaite.

 

Sainte-Lucie

Un coup de cœur absolu.

Nous avions réservé un tour avec Cosol Tours, et ce fut une journée riche et authentique. Panoramas volcaniques, villages, plantations… et ce repas typique partagé avec d’autres voyageurs. C’était plus qu’une excursion : c’était une rencontre avec une île vivante et chaleureuse.

 

Saint-Kitts

Ici, nous avons improvisé. Pas de plan précis, juste un taxi et une envie de découvrir .Notre chauffeuse s’est révélée incroyable de gentillesse : elle s’est arrêtée pour nous offrir une pause photo inoubliable.

Face à nous, un spectacle unique : l’endroit où la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique ne sont séparés que par un mince bras de terre. Voir ces deux immensités se frôler ainsi fut un moment fort, presque irréel. Puis direction la plage, pour une journée simple mais mémorable.

 

Saint-Martin

Dernière escale, comme un bouquet final.

Un tour organisé nous a emmenés à travers les deux visages de l’île : la partie française et la partie néerlandaise. Et pour clore la journée, un après-midi de détente sur la plage de Great Bay. Le sable, la mer, et cette douce mélancolie de la fin d’un voyage.

Puis vint le retour à San Juan, les valises pleines de souvenirs et le cœur encore plus.

 

La vie à bord : un spectacle permanent

Mais les escales n’étaient qu’une partie de l’aventure. À bord, chaque journée était une fête. Les soirées se terminaient par des spectacles dignes de Broadway, éblouissants d’énergie et de créativité.

L’équipe d’animation, la Fun Squad, ne s’arrêtait jamais : jeux, danse, musique, activités en tout genre.

Et que dire de la nourriture…Une diversité incroyable, du matin au soir. Buffets, plats raffinés, découvertes culinaires : impossible de s’ennuyer. Nous avions l’impression d’être dans un monde où chaque instant était pensé pour surprendre et émerveiller.

 

Et après ?

Au départ, nous pensions que ce serait notre seule croisière. Une parenthèse, une expérience unique à vivre une fois.

Mais dès notre retour à la maison, une question revenait sans cesse : “Quand repartons-nous ?

Cette première croisière a été le point de départ d’une passion. Une passion qui, depuis, nous a conduits à multiplier les voyages en mer, à découvrir d’autres navires, d’autres horizons… et qui continue de nous faire rêver à chaque nouvel embarquement.

 

Ulrich & Sidara

CHAPITRE 2 — Ce qui vibre sous les pieds

Le MS Aurora Majestic largua les amarres à 17 h 42.

Pas à 17 h 40. Pas à 17 h 45.

À 17 h 42 exactement, comme prévu, comme consigné, comme validé par une série de décisions prises bien avant que le premier passager n’ait posé le pied à bord.

Sur les ponts supérieurs, les passagers applaudirent. Des téléphones se levèrent. Des verres de champagne et cocktail se cognèrent doucement. La terre s’éloigna avec la lenteur rassurante des choses maîtrisées.

Personne n’entendit le changement de vibration.

Personne, sauf ceux qui savaient écouter.

Au pont 1, là où la lumière artificielle ne cherchait pas à imiter le soleil, la salle des machines entra dans son rythme de croisière. Un ronronnement grave, continu, presque apaisant. Les azipods prirent leur angle définitif. Les générateurs stabilisèrent leur charge.

Le navire avançait.

Et sous cette perfection mécanique, quelque chose résistait.

Le chef mécanicien, Markus Stein, était debout devant une console secondaire, bras croisés, regard fixé sur une ligne qui refusait obstinément de rentrer dans la norme. Cinquante-deux ans. Vingt-sept de mer. Il connaissait chaque bruit, chaque micro-décalage, chaque mensonge que pouvait raconter une machine.

Et celle-ci mentait.

— Répète-moi ça, dit-il à son second.

— Micro-variation sur le module tribord, répondit l’ingénieur, voix neutre. Rien d’alarmant. Dans la tolérance.

Markus ne répondit pas tout de suite. Il regardait la courbe. Une oscillation légère. Régulière. Trop régulière pour être naturelle.

— Depuis quand ? demanda-t-il.

— Depuis le départ.

Markus hocha lentement la tête.

— Et avant ?

— Avant… rien. Ou du moins, rien d’enregistré.

Le chef mécanicien sentit ce vieux réflexe remonter : celui qui disait que l’absence de donnée était parfois plus inquiétante que l’alarme.

— Affiche-moi les logs bruts, dit-il.

— Ils ont été purgés cette nuit, répondit l’ingénieur après une seconde de trop.

Markus se tourna vers lui.

— Purgés ?

— Maintenance programmée. Serveurs. Routine.

Le mot “routine” résonna mal.

Markus se pencha sur la console, passa son badge, puis un code. Il accéda à une couche plus profonde du système, celle que peu de gens regardaient parce qu’elle n’était censée servir qu’en cas de crise.

Une ligne apparut, isolée, presque timide.

INTERVENTION MANUELLE — VALIDÉE

— Qui a validé ça ? demanda Markus.

— C’est… c’est une signature générique, répondit l’ingénieur. Pas de nom associé.

Markus eut un rictus sans joie.

— Sur un navire, il n’y a pas de signature générique, dit-il. Il y a toujours quelqu’un.

Il se redressa.

— Continue la surveillance. Et surtout… tu n’écris rien dans le rapport pour l’instant.

— Rien ? répéta l’ingénieur.

— Rien d’inhabituel, corrigea Markus. Pour l’instant.

 

Au même moment, bien au-dessus de leurs têtes, au pont 7, la cabine 742 avait retrouvé un calme artificiel. Trop propre. Trop silencieux.

Claire Delmas était restée debout près du bureau, l’enveloppe toujours intacte devant elle. Elle n’avait pas obéi à la voix. Pas encore. Mais elle n’avait pas désobéi non plus.

Elle observait.

Élias Morel, appuyé contre le mur près de la porte, analysait l’espace sans bouger. Il ne regardait pas la décoration. Il regardait ce qui manquait.

— La cabine a été préparée il y a plusieurs heures, dit-il. Clim en marche. Rideaux fermés. Téléphone actif.

— Comme si quelqu’un savait qu’elle serait utilisée, répondit Claire.

— Comme si quelqu’un savait par qui, corrigea Élias.

Le passager, assis sur le bord du lit, n’osait plus toucher à rien. Il avait posé son sac à ses pieds, comme un animal qui reste prêt à fuir.

— Vous avez dit que vous aviez eu un premier numéro de cabine, reprit Élias, calmement. Lequel ?

— Je… je ne m’en souviens plus, dit l’homme. On m’a appelé. On m’a dit que ce serait plus simple. Que tout était arrangé.

— Qui “on” ? demanda Claire.

Il haussa les épaules.

— Une voix. Au téléphone. Très professionnelle. Elle connaissait mon nom. Mon passeport. Mon vol.

Claire échangea un regard bref avec Élias.

— Et elle vous a dit quoi, exactement ? demanda-t-elle.

— De ne pas m’inquiéter. Que ma cabine m’attendrait.

Claire sentit une pointe de colère froide. Pas contre l’homme. Contre la précision du procédé.

— Est-ce que cette voix vous a demandé quelque chose en échange ? demanda Élias.

— Non… enfin… si. Elle a dit que je devais garder mon téléphone éteint pendant l’embarquement. Et que si quelqu’un posait des questions, je devais dire que tout allait bien.

Un silence tomba.

— Pourquoi avez-vous accepté ? demanda Claire doucement.

L’homme leva les yeux vers elle. Il avait l’air sincère. Et fatigué.

— Parce que j’avais besoin de monter à bord.

Claire comprit alors que cette cabine n’était pas un hasard. C’était une réponse.

 

Au pont 13, la salle de sécurité reprenait ses routines. Le Chef de la Sécurité parcourait les écrans, s’assurant que tout suivait le plan. Il s’arrêta une fraction de seconde sur l’angle mort du pont 8.

Toujours grisé.

Il n’aimait pas ça.

— Tu as vérifié la synchronisation des flux ? demanda-t-il à un agent.

— Oui. Tout est conforme.

— Même la nuit dernière ?

— Maintenance. Rien d’anormal.

Le Chef de la Sécurité pinça les lèvres. Il connaissait cette phrase. Elle servait à refermer des portes qu’on ne voulait pas rouvrir.

— Très bien, dit-il. On continue.

 

Sur la passerelle, la Capitaine Sofia Rinaldi observait la ligne d’horizon s’éloigner. La terre devenait décor. Le navire devenait monde.

Elle reçut un rapport discret sur son écran.

Machines : micro-variation tribord — sans impact opérationnel.

Statut : sous contrôle.

Elle lut. Puis effaça le message.

Sous contrôle ne voulait pas dire sous compréhension.

Mais elle savait ce qu’elle devait faire.

Tenir le cap.

 

Au pont 1, Markus Stein s’était isolé dans un atelier annexe, là où le bruit des machines devenait presque intime. Il sortit une tablette personnelle, non connectée au réseau principal, et consulta des notes anciennes.

Des schémas. Des annotations datant de la mise en service du navire. Un module qu’il n’avait jamais aimé. Un module qui ne figurait pas sur les plans grand public.

Il murmura, pour lui-même :

— Vous avez recommencé.

Il referma la tablette quand des pas approchèrent.

— Chef ? appela son second. Tout va bien ?

Markus se retourna, masque professionnel en place.

— Oui. Tout va bien.

 

Sur le pont 7, Claire n’avait toujours pas ouvert l’enveloppe.

— On ne peut pas laisser ce passager ici sans explication, dit-elle.

— Je sais, répondit Élias. Mais je sais aussi que quelqu’un nous observe déjà.

— Qui ?

Élias jeta un regard vers le plafond. Pas vers une caméra précise. Vers le navire lui-même.

— Le système, dit-il. Et ceux qui parlent à travers lui.

Le téléphone de la cabine resta silencieux. Mais Claire avait l’impression qu’il les écoutait encore.

— Je vais signaler la cabine comme “en vérification”, dit Élias. Officiellement.

— Et officieusement ?

— Officieusement, on garde cette porte fermée.

Claire hocha la tête.

Elle regarda une dernière fois l’enveloppe. Le numéro 742 semblait presque ironique, maintenant.

— Élias… murmura-t-elle.

— Oui ?

— Tu crois que ce navire a déjà fait ça, avant ?

Il répondit sans hésiter.

— Oui.

— Et comment tu le sais ?

Il marqua une pause.

— Parce que ce genre de système ne s’active jamais pour la première fois avec des passagers.

 

Le MS Aurora Majestic poursuivait sa route. Les moteurs ronronnaient. Les verres tintaient. Les rires montaient. Et sous les pieds de milliers de passagers, quelque chose vibrait hors cadence. Pas assez pour alerter. Juste assez pour rappeler que le navire n’était pas seulement en mouvement.

Il exécutait un plan.

 

 

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Notre toute première croisière : Juin 2012, à bord du Carnival Victory

 

Nous nous souvenons encore de ce mois de juin 2012.

Nous étions fébriles, excités comme des enfants avant Noël. Une première fois a toujours quelque chose de magique… et cette fois-là, elle allait marquer un tournant dans notre façon de voyager.

 

L’avant-goût du départ : une nuit à San Juan

Nous avions décidé d’arriver la veille de l’embarquement, afin d’éviter le stress d’un vol le jour même.

Nous avons passé la nuit à l’hôtel Verdanza, situé à Isla Verde, non loin de la plage.

Le lendemain matin, le cœur battant, nous avons pris notre transfert vers le port.

C’est à ce moment précis, en arrivant près du terminal de croisière, que nous avons aperçu pour la première fois le Carnival Victory de chez Carnival Cruise Line.

 

Nous étions littéralement impressionnés par sa taille. Avec le recul, ce navire serait considéré comme “petit” comparé aux géants d’aujourd’hui, mais en 2012, pour nous, il avait tout d’une véritable ville flottante. Ce premier regard a suffi à faire monter l’excitation et l’impatience.

 

Embarquement : la découverte d’un nouveau monde

Une fois les formalités passées, nous avons franchi la passerelle. Et là, tout s’est accéléré.

Nous nous sommes retrouvés dans le grand atrium, immense, baigné de lumière, surplombé d’ascenseurs en verre. Nous étions éblouis, mais aussi complètement perdus.

Chaque couloir semblait infini, chaque escalier menait à un nouveau lieu. Heureusement, des membres d’équipage, souriants et bienveillants, étaient partout. Ils nous ont guidés, aidés à trouver nos repères. Et déjà, nous sentions cette chaleur humaine propre aux croisières, ce sentiment d’être attendus, accueillis.

 

La cabine : une agréable surprise

Pour cette première croisière, nous avions choisi une cabine avec vue mer.

Nous nous attendions à un espace réduit, étroit, presque minimaliste. Et pourtant… quelle surprise en ouvrant la porte !

La cabine était bien plus grande que ce que nous pensions.

En plus du lit king-size, nous avions un coin canapé avec une petite table basse, de nombreux rangements astucieux, et une salle de bain spacieuse, plus confortable que dans certains hôtels à terre...

Mais le véritable luxe, c’était ce sabord donnant sur la mer (et non, ce n’était pas un hublot !). Chaque matin, ouvrir les yeux sur l’océan infini fut une sensation indescriptible. Ce fut sans doute l’une des plus belles découvertes de ce premier voyage : s’endormir et se réveiller avec la mer comme décor.

 

Les escales : six étapes, six émerveillements

 

Saint-Thomas

Première escale, première aventure. Un taxi, et nous voilà à Coki Point Beach.

C’est ici que nous avons vécu notre toute première baignade dans la mer des Caraïbes. Le moment restera à jamais gravé dans nos mémoires : l’eau d’un turquoise éclatant, la douceur du sable, et surtout… tous ces poissons colorés qui nageaient autour de nous, visibles à l’œil nu, sans masque ni tuba.

Un baptême des Caraïbes magique, inoubliable, qui symbolise à lui seul tout ce que nous allions aimer dans les croisières.

 

La Barbade

Un matin inoubliable : plonger en sous-marin avec Atlantis Submarines Barbados.

Voir les fonds marins défiler derrière les hublots, comme dans un rêve éveillé. L’après-midi ? Retour aux plaisirs simples : la plage, le soleil, et l’impression de vivre une journée parfaite.

 

Sainte-Lucie

Un coup de cœur absolu.

Nous avions réservé un tour avec Cosol Tours, et ce fut une journée riche et authentique. Panoramas volcaniques, villages, plantations… et ce repas typique partagé avec d’autres voyageurs. C’était plus qu’une excursion : c’était une rencontre avec une île vivante et chaleureuse.

 

Saint-Kitts

Ici, nous avons improvisé. Pas de plan précis, juste un taxi et une envie de découvrir .Notre chauffeuse s’est révélée incroyable de gentillesse : elle s’est arrêtée pour nous offrir une pause photo inoubliable.

Face à nous, un spectacle unique : l’endroit où la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique ne sont séparés que par un mince bras de terre. Voir ces deux immensités se frôler ainsi fut un moment fort, presque irréel. Puis direction la plage, pour une journée simple mais mémorable.

 

Saint-Martin

Dernière escale, comme un bouquet final.

Un tour organisé nous a emmenés à travers les deux visages de l’île : la partie française et la partie néerlandaise. Et pour clore la journée, un après-midi de détente sur la plage de Great Bay. Le sable, la mer, et cette douce mélancolie de la fin d’un voyage.

Puis vint le retour à San Juan, les valises pleines de souvenirs et le cœur encore plus.

 

La vie à bord : un spectacle permanent

Mais les escales n’étaient qu’une partie de l’aventure. À bord, chaque journée était une fête. Les soirées se terminaient par des spectacles dignes de Broadway, éblouissants d’énergie et de créativité.

L’équipe d’animation, la Fun Squad, ne s’arrêtait jamais : jeux, danse, musique, activités en tout genre.

Et que dire de la nourriture…Une diversité incroyable, du matin au soir. Buffets, plats raffinés, découvertes culinaires : impossible de s’ennuyer. Nous avions l’impression d’être dans un monde où chaque instant était pensé pour surprendre et émerveiller.

 

Et après ?

Au départ, nous pensions que ce serait notre seule croisière. Une parenthèse, une expérience unique à vivre une fois.

Mais dès notre retour à la maison, une question revenait sans cesse : “Quand repartons-nous ?

Cette première croisière a été le point de départ d’une passion. Une passion qui, depuis, nous a conduits à multiplier les voyages en mer, à découvrir d’autres navires, d’autres horizons… et qui continue de nous faire rêver à chaque nouvel embarquement.

 

Ulrich & Sidara

Notre toute première croisière : Juin 2012, à bord du Carnival Victory

 

Nous nous souvenons encore de ce mois de juin 2012.

Nous étions fébriles, excités comme des enfants avant Noël. Une première fois a toujours quelque chose de magique… et cette fois-là, elle allait marquer un tournant dans notre façon de voyager.

 

L’avant-goût du départ : une nuit à San Juan

Nous avions décidé d’arriver la veille de l’embarquement, afin d’éviter le stress d’un vol le jour même.

Nous avons passé la nuit à l’hôtel Verdanza, situé à Isla Verde, non loin de la plage.

Le lendemain matin, le cœur battant, nous avons pris notre transfert vers le port.

C’est à ce moment précis, en arrivant près du terminal de croisière, que nous avons aperçu pour la première fois le Carnival Victory de chez Carnival Cruise Line.

 

Nous étions littéralement impressionnés par sa taille. Avec le recul, ce navire serait considéré comme “petit” comparé aux géants d’aujourd’hui, mais en 2012, pour nous, il avait tout d’une véritable ville flottante. Ce premier regard a suffi à faire monter l’excitation et l’impatience.

 

Embarquement : la découverte d’un nouveau monde

Une fois les formalités passées, nous avons franchi la passerelle. Et là, tout s’est accéléré.

Nous nous sommes retrouvés dans le grand atrium, immense, baigné de lumière, surplombé d’ascenseurs en verre. Nous étions éblouis, mais aussi complètement perdus.

Chaque couloir semblait infini, chaque escalier menait à un nouveau lieu. Heureusement, des membres d’équipage, souriants et bienveillants, étaient partout. Ils nous ont guidés, aidés à trouver nos repères. Et déjà, nous sentions cette chaleur humaine propre aux croisières, ce sentiment d’être attendus, accueillis.

 

La cabine : une agréable surprise

Pour cette première croisière, nous avions choisi une cabine avec vue mer.

Nous nous attendions à un espace réduit, étroit, presque minimaliste. Et pourtant… quelle surprise en ouvrant la porte !

La cabine était bien plus grande que ce que nous pensions.

En plus du lit king-size, nous avions un coin canapé avec une petite table basse, de nombreux rangements astucieux, et une salle de bain spacieuse, plus confortable que dans certains hôtels à terre...

Mais le véritable luxe, c’était ce sabord donnant sur la mer (et non, ce n’était pas un hublot !). Chaque matin, ouvrir les yeux sur l’océan infini fut une sensation indescriptible. Ce fut sans doute l’une des plus belles découvertes de ce premier voyage : s’endormir et se réveiller avec la mer comme décor.

 

Les escales : six étapes, six émerveillements

 

Saint-Thomas

Première escale, première aventure. Un taxi, et nous voilà à Coki Point Beach.

C’est ici que nous avons vécu notre toute première baignade dans la mer des Caraïbes. Le moment restera à jamais gravé dans nos mémoires : l’eau d’un turquoise éclatant, la douceur du sable, et surtout… tous ces poissons colorés qui nageaient autour de nous, visibles à l’œil nu, sans masque ni tuba.

Un baptême des Caraïbes magique, inoubliable, qui symbolise à lui seul tout ce que nous allions aimer dans les croisières.

 

La Barbade

Un matin inoubliable : plonger en sous-marin avec Atlantis Submarines Barbados.

Voir les fonds marins défiler derrière les hublots, comme dans un rêve éveillé. L’après-midi ? Retour aux plaisirs simples : la plage, le soleil, et l’impression de vivre une journée parfaite.

 

Sainte-Lucie

Un coup de cœur absolu.

Nous avions réservé un tour avec Cosol Tours, et ce fut une journée riche et authentique. Panoramas volcaniques, villages, plantations… et ce repas typique partagé avec d’autres voyageurs. C’était plus qu’une excursion : c’était une rencontre avec une île vivante et chaleureuse.

 

Saint-Kitts

Ici, nous avons improvisé. Pas de plan précis, juste un taxi et une envie de découvrir .Notre chauffeuse s’est révélée incroyable de gentillesse : elle s’est arrêtée pour nous offrir une pause photo inoubliable.

Face à nous, un spectacle unique : l’endroit où la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique ne sont séparés que par un mince bras de terre. Voir ces deux immensités se frôler ainsi fut un moment fort, presque irréel. Puis direction la plage, pour une journée simple mais mémorable.

 

Saint-Martin

Dernière escale, comme un bouquet final.

Un tour organisé nous a emmenés à travers les deux visages de l’île : la partie française et la partie néerlandaise. Et pour clore la journée, un après-midi de détente sur la plage de Great Bay. Le sable, la mer, et cette douce mélancolie de la fin d’un voyage.

Puis vint le retour à San Juan, les valises pleines de souvenirs et le cœur encore plus.

 

La vie à bord : un spectacle permanent

Mais les escales n’étaient qu’une partie de l’aventure. À bord, chaque journée était une fête. Les soirées se terminaient par des spectacles dignes de Broadway, éblouissants d’énergie et de créativité.

L’équipe d’animation, la Fun Squad, ne s’arrêtait jamais : jeux, danse, musique, activités en tout genre.

Et que dire de la nourriture…Une diversité incroyable, du matin au soir. Buffets, plats raffinés, découvertes culinaires : impossible de s’ennuyer. Nous avions l’impression d’être dans un monde où chaque instant était pensé pour surprendre et émerveiller.

 

Et après ?

Au départ, nous pensions que ce serait notre seule croisière. Une parenthèse, une expérience unique à vivre une fois.

Mais dès notre retour à la maison, une question revenait sans cesse : “Quand repartons-nous ?

Cette première croisière a été le point de départ d’une passion. Une passion qui, depuis, nous a conduits à multiplier les voyages en mer, à découvrir d’autres navires, d’autres horizons… et qui continue de nous faire rêver à chaque nouvel embarquement.

 

Ulrich & Sidara