Le Navire ne s'arrête jamais

Costa vs Carnival : Le Duel des Géants – Entre Dolce Vita Italienne & Fun Américain

 

Avant de plonger dans le vif du sujet, un petit "disclaimer" s’impose.
Ceux qui nous suivent régulièrement sur Cruising With US And Other Trip le savent : nous sommes, dans l'âme, de grands fans de Carnival. À l’inverse, nous n’avons jamais vraiment eu le "coup de cœur" pour Costa.


Pourtant, l’objectivité est l’ADN de ce blog. Pour cet article, nous avons décidé de mettre nos préférences de côté afin de vous livrer un comparatif strictement factuel.

Attention : il ne s’agit pas d’une généralité sur les compagnies, mais bien d’un retour d'expérience précis basé sur nos derniers périples : nos deux mini-croisières sur les Costa Pacifica et Favolosa, et notre transatlantique sur le Carnival Glory.
 

Voici la vérité, sans filtre, sur ces expériences spécifiques.


1. Vie à bord et Ambiance : Le choc des cultures
 

Carnival : Un calme plat et une organisation illogique
 

Bien que nous soyons des habitués de la "Fun Ship", le Carnival Glory nous a laissé un sentiment mitigé cette fois-ci. Certes, le personnel reste le point fort absolu. Ils sont le moteur de la compagnie. Et quel bonheur de retrouver le Funtimes papier !
 

Cependant, être fan n'empêche pas d'être lucide : côté divertissements, nous sommes restés sur notre faim. Pour une compagnie que nous aimons pour son énergie, le manque de soirées animées était flagrant. Le peu de « pseudo-soirées » proposées étaient programmées de 20h15 à 21h00 : soit en plein pendant le dîner de la moitié des passagers ! De plus, ces animations avaient lieu à l'Atrium, un espace rempli de fauteuils où l'on se retrouvait serrés dès que l'on dépassait les 10 personnes. Un vrai manque de confort et de jugeote dans le planning.
 

Costa : L'ambiance au rendez-vous

C'est ici que Costa nous a agréablement surpris. Bien que les escales de ces mini-croisières n'aient rien eu d'exceptionnel, la vie à bord était vibrante. On y retrouve aussi le journal de bord papier, ce qui est un excellent point.


Chaque soir, l'ambiance était au rendez-vous. Certes, les animations sont très orientées vers la clientèle italienne, mais l'énergie était là. Nous avons même eu droit à une attention très appréciable : une soirée spéciale dédiée aux Français. Sur ce point précis de l'animation nocturne, Costa a fait bien mieux que le Glory.
 

2. La Gastronomie : Diversité incluse vs Tout payant
 

L’avantage imbattable de Carnival

C’est sans doute le point où Carnival écrase la concurrence. La compagnie propose une multitude de points de restauration totalement inclus dans le prix de la croisière. Entre les célèbres Guy's Burgers, le Deli pour des sandwichs frais, les stands de tacos, ou encore le poulet frit, le choix est immense sans jamais avoir à débourser un centime supplémentaire. L'amplitude horaire est également excellente, offrant une flexibilité totale.

 

Le modèle "tout payant" de Costa

À l'inverse, chez Costa, l'offre incluse est beaucoup plus restreinte. Dès que vous souhaitez varier les plaisirs et sortir du buffet classique (souvent décevant avec ses plateaux type cantine et sa nourriture froide), presque tout devient payant.

Le point de rupture a été pour nous le restaurant de pizzas payantes. Nous étions un groupe de 16 personnes. Pour une prestation en supplément, l'organisation a été catastrophique : il y a eu près d'une heure et demie d'attente entre le service de la première pizza et celui de la dernière ! Recevoir les plats au compte-gouttes sur une telle durée est tout simplement inadmissible pour un service facturé en plus.
 

3. Confort et Logistique : Les détails qui changent tout
 

Carnival : Des travaux au réveil et un final chaotique

Imaginez : une transatlantique ponctuée par des bruits de travaux dès 8h15 du matin dans la cabine... et ce pendant toute la première semaine ! Pour le repos, on repassera.

Mais le pire restait à venir : le débarquement. Ce fut une expérience proprement catastrophique. Plus d'une heure d'attente dans le chaos total, un non-respect flagrant des passagers et une absence totale de file dédiée pour les ressortissants hors USA. Un final qui laisse une note très amère.
 

Costa : Des souvenirs gâchés et un service fantôme

Chez Costa, le personnel de cabine a été invisible : nous n'avons quasiment jamais vu notre cabiniste. De plus, l'absence de consignes à bagages est un vrai frein logistique le dernier jour.

Enfin, l'amateurisme a frappé le service photo : les cadres souvenirs comportaient des informations erronées (dates fausses et itinéraire ne correspondant pas à notre croisière). Résultat : nous n'avons rien acheté. Une rigueur administrative qui fait cruellement défaut.
 

4. Bilan : Le verdict de l'honnêteté
 

Il serait facile pour nous de dire que Carnival gagne par K.O. mais sur ces expériences précises :

Carnival l'emporte haut la main sur la qualité et la gratuité de la restauration diversifiée (Guy's Burger, Tacos, etc.) ainsi que sur l'humain, mais échoue sur le planning des animations et la logistique de fin de voyage.
 

Costa surprend par son ambiance festive et ses attentions pour les Français, mais déçoit par son modèle économique où tout est payant, ses erreurs de rigueur (photos) et une gestion de la restauration totalement désorganisée.
 

En conclusion :
Le voyage parfait n'existe pas. Même en étant "pro-Carnival", il faut savoir reconnaître quand la prestation n'est pas au rendez-vous. L'important est de partir informé !
 

Et vous, préférez-vous avoir tout inclus comme chez Carnival ou payer à la carte pour des services spécifiques comme chez Costa ?

Sommaire

Costa vs Carnival : Le Duel des Géants – Entre Dolce Vita Italienne & Fun Américain

 

Avant de plonger dans le vif du sujet, un petit "disclaimer" s’impose.
Ceux qui nous suivent régulièrement sur Cruising With US And Other Trip le savent : nous sommes, dans l'âme, de grands fans de Carnival. À l’inverse, nous n’avons jamais vraiment eu le "coup de cœur" pour Costa.


Pourtant, l’objectivité est l’ADN de ce blog. Pour cet article, nous avons décidé de mettre nos préférences de côté afin de vous livrer un comparatif strictement factuel.

Attention : il ne s’agit pas d’une généralité sur les compagnies, mais bien d’un retour d'expérience précis basé sur nos derniers périples : nos deux mini-croisières sur les Costa Pacifica et Favolosa, et notre transatlantique sur le Carnival Glory.
 

Voici la vérité, sans filtre, sur ces expériences spécifiques.


1. Vie à bord et Ambiance : Le choc des cultures
 

Carnival : Un calme plat et une organisation illogique
 

Bien que nous soyons des habitués de la "Fun Ship", le Carnival Glory nous a laissé un sentiment mitigé cette fois-ci. Certes, le personnel reste le point fort absolu. Ils sont le moteur de la compagnie. Et quel bonheur de retrouver le Funtimes papier !
 

Cependant, être fan n'empêche pas d'être lucide : côté divertissements, nous sommes restés sur notre faim. Pour une compagnie que nous aimons pour son énergie, le manque de soirées animées était flagrant. Le peu de « pseudo-soirées » proposées étaient programmées de 20h15 à 21h00 : soit en plein pendant le dîner de la moitié des passagers ! De plus, ces animations avaient lieu à l'Atrium, un espace rempli de fauteuils où l'on se retrouvait serrés dès que l'on dépassait les 10 personnes. Un vrai manque de confort et de jugeote dans le planning.
 

Costa : L'ambiance au rendez-vous

C'est ici que Costa nous a agréablement surpris. Bien que les escales de ces mini-croisières n'aient rien eu d'exceptionnel, la vie à bord était vibrante. On y retrouve aussi le journal de bord papier, ce qui est un excellent point.


Chaque soir, l'ambiance était au rendez-vous. Certes, les animations sont très orientées vers la clientèle italienne, mais l'énergie était là. Nous avons même eu droit à une attention très appréciable : une soirée spéciale dédiée aux Français. Sur ce point précis de l'animation nocturne, Costa a fait bien mieux que le Glory.
 

2. La Gastronomie : Diversité incluse vs Tout payant
 

L’avantage imbattable de Carnival

C’est sans doute le point où Carnival écrase la concurrence. La compagnie propose une multitude de points de restauration totalement inclus dans le prix de la croisière. Entre les célèbres Guy's Burgers, le Deli pour des sandwichs frais, les stands de tacos, ou encore le poulet frit, le choix est immense sans jamais avoir à débourser un centime supplémentaire. L'amplitude horaire est également excellente, offrant une flexibilité totale.

 

Le modèle "tout payant" de Costa

À l'inverse, chez Costa, l'offre incluse est beaucoup plus restreinte. Dès que vous souhaitez varier les plaisirs et sortir du buffet classique (souvent décevant avec ses plateaux type cantine et sa nourriture froide), presque tout devient payant.

Le point de rupture a été pour nous le restaurant de pizzas payantes. Nous étions un groupe de 16 personnes. Pour une prestation en supplément, l'organisation a été catastrophique : il y a eu près d'une heure et demie d'attente entre le service de la première pizza et celui de la dernière ! Recevoir les plats au compte-gouttes sur une telle durée est tout simplement inadmissible pour un service facturé en plus.
 

3. Confort et Logistique : Les détails qui changent tout
 

Carnival : Des travaux au réveil et un final chaotique

Imaginez : une transatlantique ponctuée par des bruits de travaux dès 8h15 du matin dans la cabine... et ce pendant toute la première semaine ! Pour le repos, on repassera.

Mais le pire restait à venir : le débarquement. Ce fut une expérience proprement catastrophique. Plus d'une heure d'attente dans le chaos total, un non-respect flagrant des passagers et une absence totale de file dédiée pour les ressortissants hors USA. Un final qui laisse une note très amère.
 

Costa : Des souvenirs gâchés et un service fantôme

Chez Costa, le personnel de cabine a été invisible : nous n'avons quasiment jamais vu notre cabiniste. De plus, l'absence de consignes à bagages est un vrai frein logistique le dernier jour.

Enfin, l'amateurisme a frappé le service photo : les cadres souvenirs comportaient des informations erronées (dates fausses et itinéraire ne correspondant pas à notre croisière). Résultat : nous n'avons rien acheté. Une rigueur administrative qui fait cruellement défaut.
 

4. Bilan : Le verdict de l'honnêteté
 

Il serait facile pour nous de dire que Carnival gagne par K.O. mais sur ces expériences précises :

Carnival l'emporte haut la main sur la qualité et la gratuité de la restauration diversifiée (Guy's Burger, Tacos, etc.) ainsi que sur l'humain, mais échoue sur le planning des animations et la logistique de fin de voyage.
 

Costa surprend par son ambiance festive et ses attentions pour les Français, mais déçoit par son modèle économique où tout est payant, ses erreurs de rigueur (photos) et une gestion de la restauration totalement désorganisée.
 

En conclusion :
Le voyage parfait n'existe pas. Même en étant "pro-Carnival", il faut savoir reconnaître quand la prestation n'est pas au rendez-vous. L'important est de partir informé !
 

Et vous, préférez-vous avoir tout inclus comme chez Carnival ou payer à la carte pour des services spécifiques comme chez Costa ?

PROLOGUE - Le navire ne s’arrête jamais

La mer était d’un noir parfait, sans lune, comme si le ciel avait choisi d’oublier l’horizon. À cette heure-là, l’océan n’était plus un décor, mais une matière vivante, silencieuse, qui avalait la lumière et rendait chaque bruit plus dense.

Le MS Aurora Majestic avançait pourtant avec une assurance tranquille.

Un navire en mouvement, sans public pour le regarder.

Il n’y avait pas de musique. Pas de rires. Pas de pas pressés dans les couloirs. Aucun parfum de buffet, aucune annonce joyeuse dans les haut-parleurs. Les ponts passagers étaient éteints, vides, encore vierges de la foule qui, un jour, viendrait y croire.

Ce soir-là, le navire n’était pas un palace flottant.

Il était un système en marche.

Sur la passerelle, au pont 16, la Capitaine Sofia Rinaldi observait le noir devant l’étrave. Elle ne bougeait presque pas. Ses mains restaient posées à plat sur la console comme sur une table de négociation. À sa droite, le commandant en second relisait une check-list, ligne par ligne, sans la moindre passion. À sa gauche, un officier de quart surveillait des écrans qui n’étaient pas censés exister sur un navire destiné à divertir.

Plus bas, au pont 13, la salle de sécurité ronronnait d’une activité contenue. Les murs étaient couverts de moniteurs : ponts, ascenseurs, couloirs, zones techniques, portes coupe-feu, escaliers de secours. Des rectangles de lumière, des angles morts, des lignes de temps.

Et au milieu de ces écrans, un détail faisait tache.

Une icône grisée. Une caméra muette. Un angle mort exactement là où il n’aurait jamais dû y en avoir.

— On la réinitialise ? demanda un agent, voix basse, comme si le navire pouvait entendre.

Le Chef de la Sécurité ne répondit pas tout de suite. Il fixait le moniteur comme on fixe une photo dont on attend qu’elle se mette à parler.

— Non, dit-il enfin. Note “défaillance temporaire”. Et passe à la suite.

Le mot “temporaire” se posa là comme une couverture trop fine.

Au même moment, au pont 17, dans la pièce des serveurs, la température était volontairement maintenue trop basse. Il fallait que la machine respire. Il fallait qu’elle ne surchauffe jamais. Un jeune technicien, Noah Keller, se frottait les mains pour chasser l’engourdissement. Ses doigts tremblaient plus qu’ils ne le devaient.

Il n’avait pas l’habitude d’être sur un navire.

Il n’avait pas l’habitude, surtout, de se sentir observé par des appareils.

Sur les racks métalliques, des diodes clignotaient avec une régularité rassurante. Un bruit de ventilation, constant, presque un souffle. Noah relut une fois encore le ticket de maintenance dans sa poche. Trois lignes, rien de plus.

Rack serveur B : vérification logs / purge programmée
Fenêtre : 00:30–01:00
Autorisation : prioritaire

“Prioritaire” l’avait fait sourire, au début.

Puis, il avait découvert que même la passerelle n’était pas “prioritaire”.

Noah entra son code. Une seconde demande apparut. Il fronça les sourcils.

Clé de validation : requise.

Il n’en avait pas. Il n’aurait pas dû en avoir besoin. Un pas résonna derrière lui.

Noah se retourna d’un coup.

Un homme se tenait dans l’encadrement de la porte. Veste sombre. Poids calme. Rien d’expressif dans le visage, seulement une présence. Un badge, oui, mais orienté de biais, comme si le porteur ne voulait pas qu’on le lise.

— Keller, dit l’homme. C’est ça ?

Noah avala sa salive.

— Oui… Je… je n’ai pas reçu la clé de validation.

L’homme tendit une petite carte noire, fine, sans logo.

— Utilise celle-là.

Noah hésita une demi-seconde. L’autre ne bougeait pas.

— Vous êtes… vous êtes du service informatique ?

Un sourire minuscule, sans chaleur.

— Disons que je suis du service “continuité”.

Noah posa la carte sur le lecteur. La console fit un bip court et docile. La porte du Rack B se déverrouilla.

Sur l’écran, les logs apparurent comme une rivière de lignes et d’horodatages. Noah en reconnut certains, banals : ouvertures de sessions, accès au réseau interne, échanges satellites. Puis ses yeux accrochèrent autre chose.

Des chaînes de données portant un identifiant qui n’avait rien à faire là.

AUR-MJ / MODULE OBSERVATION / ACTIVE

Noah sentit son souffle se raccourcir. Il prit une inspiration lente, comme pour empêcher son corps de réagir avant son cerveau.

— C’est… c’est quoi, ça ?

L’homme derrière lui répondit sans regarder l’écran.

— Ce que le navire a été conçu pour faire.

Noah se figea.

— Mais… c’est un navire de croisière.

— C’est un navire, dit l’homme. Le reste est une histoire qu’on raconte.

Noah fit défiler.

Il vit une suite d’horodatages, à la seconde près. Et une colonne intitulée :

CAPTEURS PASSAGERS.

Il y avait des entrées sur la chaleur des corps. Les flux de déplacement. Les regroupements. Les zones de densité. Un schéma d’habitudes. Une cartographie de comportements.

Noah avait déjà travaillé sur des systèmes de surveillance, mais pas sur des systèmes qui appelaient les gens des “variables”.

La main de l’homme se posa sur son épaule. Pas lourdement. Juste assez pour rappeler qui décidait.

— Tu vas faire ce que dit le ticket, Keller.

— La purge… ? demanda Noah, la voix trop aiguë.

— Oui.

Noah regarda la ligne en bas de l’écran :

Purge programmée : 00:47:00.

Il restait trois minutes.

— Pourquoi… pourquoi purger ces logs ?

L’homme eut un silence. Puis :

— Parce que demain, on fera monter du monde. Et le monde n’aime pas savoir qu’il est mesuré.

Noah sentit une colère naïve, immédiate, monter comme une brûlure.

— Mais si quelque chose arrive… si quelqu’un… si…

— Si quelqu’un tombe, tu veux dire ?

Noah se retourna. L’homme le regardait enfin. Son regard n’était pas menaçant. Il était administratif.

— Ça n’arrive pas, Keller. Pas officiellement.

Noah aurait dû reculer. Il aurait dû refuser. Mais la pièce était trop froide et l’homme trop immobile. Un navire trop énorme autour de lui. Et le monde extérieur trop loin.

Il regarda l’écran.

Purge : prêt.

Noah déglutit, puis posa son doigt sur la touche.

Une seconde passa.

Puis les lignes disparurent.

Le Rack B clignota d’une lumière neuve, comme si rien n’avait jamais existé.

En même temps, au pont 13, l’angle mort s’élargit. Une minute plus tard, au pont 8, promenade extérieure, un corps apparut sur un moniteur : une silhouette seule, avançant dans le noir, côté bâbord avant. Là où les caméras se faisaient rares. Là où la mer “écoute”.

La silhouette s’arrêta.

Le Chef de la Sécurité redressa la tête. Il zooma. Le visage était flou. Trop loin. Trop sombre.

— Qui est-ce ? demanda un agent.

— Personne, répondit le Chef de la Sécurité, sans détourner les yeux. Personne d’important.

Sur la passerelle, Sofia Rinaldi reçut un message discret sur l’écran de communication interne.

Rapport : anomalie mineure – promenade bâbord avant.
Action : aucune.
Motif : sécurité système.

Sofia ne demanda pas plus.

Elle relut la phrase. Elle aurait pu répondre. Elle aurait pu ordonner une vérification. Elle aurait pu faire ce qu’un capitaine fait lorsque quelque chose dévie.

Mais elle ne le fit pas. Elle leva simplement les yeux vers le noir devant l’étrave.

Le commandant en second, qui connaissait la règle, se contenta de poser une question.

— On note ?

Sofia resta silencieuse une seconde de trop.

Puis elle dit :

— Non.

Le silence fut une décision.

En bas, dans un couloir technique du pont 4, une porte de service vibra sous un courant d’air. Une odeur de linge propre. La vie invisible du navire. Des pas d’équipage. Une routine.

Le monde continuait.

Même si quelqu’un, dehors, ne continuait plus.

Sur le moniteur du pont 13, la silhouette du pont 8 bougea une dernière fois. Un basculement. Une hésitation. Un geste qui pouvait être volontaire ou pas. Puis… plus rien.

L’écran resta vide.

Le Chef de la Sécurité cligna des yeux, une fois. Il lança le protocole standard. Le système répondit avec une froideur parfaite :

Aucun événement critique détecté.

Sur le pont 17, Noah Keller regardait ses mains. Il avait l’impression d’avoir effacé quelque chose de vivant.

— Je… je viens d’effacer quoi, exactement ? demanda-t-il.

L’homme prit la carte noire, la glissa dans sa poche.

— Un futur problème, dit-il. Et un passé qui ne doit pas remonter.

Il s’approcha de Noah, à peine.

— Tu sais ce qui est le plus précieux, à bord d’un navire ?

Noah secoua la tête.

— Ce n’est pas l’or. Ce n’est pas le luxe. Ce n’est même pas la sécurité.

Il marqua une pause.

— C’est la continuité.

Puis il ajouta, presque doucement :

— Le navire ne s’arrête jamais.

Il quitta la pièce.

Noah resta seul dans le froid artificiel, entouré de machines qui respiraient comme un animal immense. Son regard glissa sur un dossier à demi ouvert, resté dans un coin de l’écran, comme une fenêtre qu’on oublie de fermer.

Un nom. Juste un nom, noyé dans une ancienne liste d’audit.

MOREL, ÉLIAS — accès validé — protocole non standard

Noah sentit son ventre se nouer.

Il ne connaissait pas ce nom. Pas encore.

Et quelque part, sur la passerelle, Sofia Rinaldi regardait le noir. Le MS Aurora Majestic continuait d’avancer. Comme si rien ne s’était produit. Comme si rien ne pouvait jamais être prouvé.

Et, dans le silence du navire en test, avant les rires, avant les cocktails, avant les photos souvenirs, un premier secret venait de se verrouiller.

Pas dans une cabine. Pas dans un coffre. Mais dans la décision de ne pas regarder.

Le navire ne s’arrête jamais.

Et la vérité, elle, commençait seulement à monter.

 

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Costa vs Carnival : Le Duel des Géants – Entre Dolce Vita Italienne & Fun Américain

 

Avant de plonger dans le vif du sujet, un petit "disclaimer" s’impose.
Ceux qui nous suivent régulièrement sur Cruising With US And Other Trip le savent : nous sommes, dans l'âme, de grands fans de Carnival. À l’inverse, nous n’avons jamais vraiment eu le "coup de cœur" pour Costa.


Pourtant, l’objectivité est l’ADN de ce blog. Pour cet article, nous avons décidé de mettre nos préférences de côté afin de vous livrer un comparatif strictement factuel.

Attention : il ne s’agit pas d’une généralité sur les compagnies, mais bien d’un retour d'expérience précis basé sur nos derniers périples : nos deux mini-croisières sur les Costa Pacifica et Favolosa, et notre transatlantique sur le Carnival Glory.
 

Voici la vérité, sans filtre, sur ces expériences spécifiques.


1. Vie à bord et Ambiance : Le choc des cultures
 

Carnival : Un calme plat et une organisation illogique
 

Bien que nous soyons des habitués de la "Fun Ship", le Carnival Glory nous a laissé un sentiment mitigé cette fois-ci. Certes, le personnel reste le point fort absolu. Ils sont le moteur de la compagnie. Et quel bonheur de retrouver le Funtimes papier !
 

Cependant, être fan n'empêche pas d'être lucide : côté divertissements, nous sommes restés sur notre faim. Pour une compagnie que nous aimons pour son énergie, le manque de soirées animées était flagrant. Le peu de « pseudo-soirées » proposées étaient programmées de 20h15 à 21h00 : soit en plein pendant le dîner de la moitié des passagers ! De plus, ces animations avaient lieu à l'Atrium, un espace rempli de fauteuils où l'on se retrouvait serrés dès que l'on dépassait les 10 personnes. Un vrai manque de confort et de jugeote dans le planning.
 

Costa : L'ambiance au rendez-vous

C'est ici que Costa nous a agréablement surpris. Bien que les escales de ces mini-croisières n'aient rien eu d'exceptionnel, la vie à bord était vibrante. On y retrouve aussi le journal de bord papier, ce qui est un excellent point.


Chaque soir, l'ambiance était au rendez-vous. Certes, les animations sont très orientées vers la clientèle italienne, mais l'énergie était là. Nous avons même eu droit à une attention très appréciable : une soirée spéciale dédiée aux Français. Sur ce point précis de l'animation nocturne, Costa a fait bien mieux que le Glory.
 

2. La Gastronomie : Diversité incluse vs Tout payant
 

L’avantage imbattable de Carnival

C’est sans doute le point où Carnival écrase la concurrence. La compagnie propose une multitude de points de restauration totalement inclus dans le prix de la croisière. Entre les célèbres Guy's Burgers, le Deli pour des sandwichs frais, les stands de tacos, ou encore le poulet frit, le choix est immense sans jamais avoir à débourser un centime supplémentaire. L'amplitude horaire est également excellente, offrant une flexibilité totale.

 

Le modèle "tout payant" de Costa

À l'inverse, chez Costa, l'offre incluse est beaucoup plus restreinte. Dès que vous souhaitez varier les plaisirs et sortir du buffet classique (souvent décevant avec ses plateaux type cantine et sa nourriture froide), presque tout devient payant.

Le point de rupture a été pour nous le restaurant de pizzas payantes. Nous étions un groupe de 16 personnes. Pour une prestation en supplément, l'organisation a été catastrophique : il y a eu près d'une heure et demie d'attente entre le service de la première pizza et celui de la dernière ! Recevoir les plats au compte-gouttes sur une telle durée est tout simplement inadmissible pour un service facturé en plus.
 

3. Confort et Logistique : Les détails qui changent tout
 

Carnival : Des travaux au réveil et un final chaotique

Imaginez : une transatlantique ponctuée par des bruits de travaux dès 8h15 du matin dans la cabine... et ce pendant toute la première semaine ! Pour le repos, on repassera.

Mais le pire restait à venir : le débarquement. Ce fut une expérience proprement catastrophique. Plus d'une heure d'attente dans le chaos total, un non-respect flagrant des passagers et une absence totale de file dédiée pour les ressortissants hors USA. Un final qui laisse une note très amère.
 

Costa : Des souvenirs gâchés et un service fantôme

Chez Costa, le personnel de cabine a été invisible : nous n'avons quasiment jamais vu notre cabiniste. De plus, l'absence de consignes à bagages est un vrai frein logistique le dernier jour.

Enfin, l'amateurisme a frappé le service photo : les cadres souvenirs comportaient des informations erronées (dates fausses et itinéraire ne correspondant pas à notre croisière). Résultat : nous n'avons rien acheté. Une rigueur administrative qui fait cruellement défaut.
 

4. Bilan : Le verdict de l'honnêteté
 

Il serait facile pour nous de dire que Carnival gagne par K.O. mais sur ces expériences précises :

Carnival l'emporte haut la main sur la qualité et la gratuité de la restauration diversifiée (Guy's Burger, Tacos, etc.) ainsi que sur l'humain, mais échoue sur le planning des animations et la logistique de fin de voyage.
 

Costa surprend par son ambiance festive et ses attentions pour les Français, mais déçoit par son modèle économique où tout est payant, ses erreurs de rigueur (photos) et une gestion de la restauration totalement désorganisée.
 

En conclusion :
Le voyage parfait n'existe pas. Même en étant "pro-Carnival", il faut savoir reconnaître quand la prestation n'est pas au rendez-vous. L'important est de partir informé !
 

Et vous, préférez-vous avoir tout inclus comme chez Carnival ou payer à la carte pour des services spécifiques comme chez Costa ?

Costa vs Carnival : Le Duel des Géants – Entre Dolce Vita Italienne & Fun Américain

 

Avant de plonger dans le vif du sujet, un petit "disclaimer" s’impose.
Ceux qui nous suivent régulièrement sur Cruising With US And Other Trip le savent : nous sommes, dans l'âme, de grands fans de Carnival. À l’inverse, nous n’avons jamais vraiment eu le "coup de cœur" pour Costa.


Pourtant, l’objectivité est l’ADN de ce blog. Pour cet article, nous avons décidé de mettre nos préférences de côté afin de vous livrer un comparatif strictement factuel.

Attention : il ne s’agit pas d’une généralité sur les compagnies, mais bien d’un retour d'expérience précis basé sur nos derniers périples : nos deux mini-croisières sur les Costa Pacifica et Favolosa, et notre transatlantique sur le Carnival Glory.
 

Voici la vérité, sans filtre, sur ces expériences spécifiques.


1. Vie à bord et Ambiance : Le choc des cultures
 

Carnival : Un calme plat et une organisation illogique
 

Bien que nous soyons des habitués de la "Fun Ship", le Carnival Glory nous a laissé un sentiment mitigé cette fois-ci. Certes, le personnel reste le point fort absolu. Ils sont le moteur de la compagnie. Et quel bonheur de retrouver le Funtimes papier !
 

Cependant, être fan n'empêche pas d'être lucide : côté divertissements, nous sommes restés sur notre faim. Pour une compagnie que nous aimons pour son énergie, le manque de soirées animées était flagrant. Le peu de « pseudo-soirées » proposées étaient programmées de 20h15 à 21h00 : soit en plein pendant le dîner de la moitié des passagers ! De plus, ces animations avaient lieu à l'Atrium, un espace rempli de fauteuils où l'on se retrouvait serrés dès que l'on dépassait les 10 personnes. Un vrai manque de confort et de jugeote dans le planning.
 

Costa : L'ambiance au rendez-vous

C'est ici que Costa nous a agréablement surpris. Bien que les escales de ces mini-croisières n'aient rien eu d'exceptionnel, la vie à bord était vibrante. On y retrouve aussi le journal de bord papier, ce qui est un excellent point.


Chaque soir, l'ambiance était au rendez-vous. Certes, les animations sont très orientées vers la clientèle italienne, mais l'énergie était là. Nous avons même eu droit à une attention très appréciable : une soirée spéciale dédiée aux Français. Sur ce point précis de l'animation nocturne, Costa a fait bien mieux que le Glory.
 

2. La Gastronomie : Diversité incluse vs Tout payant
 

L’avantage imbattable de Carnival

C’est sans doute le point où Carnival écrase la concurrence. La compagnie propose une multitude de points de restauration totalement inclus dans le prix de la croisière. Entre les célèbres Guy's Burgers, le Deli pour des sandwichs frais, les stands de tacos, ou encore le poulet frit, le choix est immense sans jamais avoir à débourser un centime supplémentaire. L'amplitude horaire est également excellente, offrant une flexibilité totale.

 

Le modèle "tout payant" de Costa

À l'inverse, chez Costa, l'offre incluse est beaucoup plus restreinte. Dès que vous souhaitez varier les plaisirs et sortir du buffet classique (souvent décevant avec ses plateaux type cantine et sa nourriture froide), presque tout devient payant.

Le point de rupture a été pour nous le restaurant de pizzas payantes. Nous étions un groupe de 16 personnes. Pour une prestation en supplément, l'organisation a été catastrophique : il y a eu près d'une heure et demie d'attente entre le service de la première pizza et celui de la dernière ! Recevoir les plats au compte-gouttes sur une telle durée est tout simplement inadmissible pour un service facturé en plus.
 

3. Confort et Logistique : Les détails qui changent tout
 

Carnival : Des travaux au réveil et un final chaotique

Imaginez : une transatlantique ponctuée par des bruits de travaux dès 8h15 du matin dans la cabine... et ce pendant toute la première semaine ! Pour le repos, on repassera.

Mais le pire restait à venir : le débarquement. Ce fut une expérience proprement catastrophique. Plus d'une heure d'attente dans le chaos total, un non-respect flagrant des passagers et une absence totale de file dédiée pour les ressortissants hors USA. Un final qui laisse une note très amère.
 

Costa : Des souvenirs gâchés et un service fantôme

Chez Costa, le personnel de cabine a été invisible : nous n'avons quasiment jamais vu notre cabiniste. De plus, l'absence de consignes à bagages est un vrai frein logistique le dernier jour.

Enfin, l'amateurisme a frappé le service photo : les cadres souvenirs comportaient des informations erronées (dates fausses et itinéraire ne correspondant pas à notre croisière). Résultat : nous n'avons rien acheté. Une rigueur administrative qui fait cruellement défaut.
 

4. Bilan : Le verdict de l'honnêteté
 

Il serait facile pour nous de dire que Carnival gagne par K.O. mais sur ces expériences précises :

Carnival l'emporte haut la main sur la qualité et la gratuité de la restauration diversifiée (Guy's Burger, Tacos, etc.) ainsi que sur l'humain, mais échoue sur le planning des animations et la logistique de fin de voyage.
 

Costa surprend par son ambiance festive et ses attentions pour les Français, mais déçoit par son modèle économique où tout est payant, ses erreurs de rigueur (photos) et une gestion de la restauration totalement désorganisée.
 

En conclusion :
Le voyage parfait n'existe pas. Même en étant "pro-Carnival", il faut savoir reconnaître quand la prestation n'est pas au rendez-vous. L'important est de partir informé !
 

Et vous, préférez-vous avoir tout inclus comme chez Carnival ou payer à la carte pour des services spécifiques comme chez Costa ?